eBooblog

Cinéma, théâtre, histoires, et le reste.

C'est quoi ce blog ?

Un peu de ciné, un peu de musique, un soupçon de théâtre, quelques histoires et un méli-mélo de tout et n’importe quoi, le tout sans prétention aucune. Bienvenue sur eBooblog.

Mort-vivant (1/2)

Posted by Juju On April - 1 - 2010
Le fauteuil dans lequel je suis assis supporte ce qu’il reste de mon corps fatigué. Mon regard se perd dans les nuages rougeâtres de cette fin d’après-midi. L’ambiance est à la fois lourde et tamisée. Je ne pense à rien. De toute façon, mon cerveau est incapable de faire quoi que ce soit depuis que ces premiers pas m’ont éloigné de lui.


Où suis-je ? Pourquoi ? La voiture est pratiquement vide. Cela ne fait que deux minutes que le paysage a commencé à défiler mais l’étudiant plus loin est déjà concentré sur son bouquin. Son indifférence pour son environnement m’emplit de mépris. Je détourne le regard et un coup d’oeil à l’extérieur me ramène à la triste réalité. Le train glisse maintenant rapidement sur la campagne froidement colorée par le crépuscule. Je suis coincé là, assis, impuissant, incapable de revenir en arrière. Chaque seconde m’éloigne encore plus du seul endroit où je voudrais être. Et si je ne pouvais jamais y retourner ? Et si c’était la dernière fois que je l’avais vu ?


train


Photo par Lilly Lay.


Que fait-il ? A quoi pense-t-il ? Est-il triste ? Aucune idée.


La douleur m’envahit d’un coup. J’ai l’envie soudaine de tout détruire autour de moi. Après tout, toutes ces choses, tous ces gens sont insignifiants, inutiles, vides de sens. Est-il possible de vivre en n’étant entouré que par du vide ? L’image de cette vie au milieux d’êtres insensibles aux vies fades me fait perdre connaissance.



Je reprend conscience à l’annonce grinçante du terminus. Le réveil est brutal. La vue de cet étudiant rangeant méthodiquement son livre dans son sac me confirme que le cauchemar est bien réel. Est-ce déjà la fin du voyage ?! J’ai l’impression d’avoir été trahi, que l’on a profité de mon sommeil pour m’emmener le plus loin possible de lui. Le train est maintenant à quai et l’étudiant est déjà sorti. Mon ventre s’agite à l’idée d’affronter ce “dehors”. Je ne veux pas bouger. Je veux rester ici, seul, à l’abri, passer le reste de ma vie assis dans ce fauteuil, sans enjeu, sans risque. Je crois que je n’ai plus la force de me battre avec cette vie, cette vie à qui cette absence a retiré tout le sens.


Je me lève…

Le titre en dernier, j’vais être à la bourre moi !

Posted by Juju On December - 30 - 2009
Il est 3h07 et je.. (C’est là qu’il faut revenir) Nan je suis pas insomniaque, j’attends l’heure de me lever pour prendre une bonne douche bien frrrraîche, ‘ranger’ ma brosse à dents dans le sac Tesco qui me sert de trousse de toilette, fermer ma valise de 600 litres, et direction la gare de Brest-même !


Un petit-déj’ à Paris, c’est tout ce qu’il me fallait ! Y porque no?!


“Ok, le plan c’est quoi ?…”.


Que font deux amis qui n’ont pas un rond et qui sont déprimés à l’idée de passer le réveillon du nouvel an dans la grisaille de Wrexham, euh… de Brest-même ? Une idée ? Bah ils se persuadent qu’ils sont milliardaires et ils s’organisent un petit trip de 10 jours dans cet ordre : Brest (même) -> Paris (avec un i) -> Stockholm -> Oslo -> Londres -> Bournemouth.


Tout est prêt, les billets d’avion, les hôtels, la voiture qui nous attends à l’aréoport (le premier qui me dit qu’il y a une faute ça va être dit), les gants, le bonnet à pompom, les moon boots en poney de shetland, y’a plus qu’à y aller !


Petit coup d’oeil aux températures : -17°C pour Stockholm et -16°C pour Oslo. Au moins on pourra pas se plaindre du changement climatique entre les deux villes !


Pour suivre nos aventures (ah oui, je dis ‘nos’, ‘deux amis’ etc., il s’agit de mon cher acolyte Styven à l’accent breton et de ma propre personne, bien entendu !), jetez régulièrement un coup d’oeil à la page suivante : http://www.gularu.fr/blog/?page_id=1724 et à mon blog (celui que vous en train de lire en fait). Si elle change tant mieux, si elle ne change pas c’est que ça y est, nous sommes décédés.


Mon réveil vient de sonner, je dois donc y aller, ça rime. Si l’organe dans votre tête se demande “mmmmais faire quoi ?!”, revenez à l’endroit où c’est marqué (C’est là qu’il faut revenir)…


Salutations !