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Cinéma, théâtre, histoires, et le reste.

C'est quoi ce blog ?

Un peu de ciné, un peu de musique, un soupçon de théâtre, quelques histoires et un méli-mélo de tout et n’importe quoi, le tout sans prétention aucune. Bienvenue sur eBooblog.

slava's snowshow paris 2011

Slava’s Snowshow fait partie de ces spectacles qui m’ont totalement bouleversé, ému et fasciné au point de faire brusquement surgir des éléments sensibles de ma nature et de ma personnalité, éléments jusqu’alors ignorés. Il fait aussi partie de ces quelques spectacles qui ont fait grandir mon besoin de faire théâtre et celui de vouloir partager et vivre de mes émotions.

Ce spectacle est juste magique ! C’est l’art du clown à son apothéose ! L’art de vous transporter dans une féérie au contact de vos émotions les plus vives, de la joie à la tristesse, en passant par la peur, le tout peint clownesquement, à la manière d’un rêve éveillé. Fidéle à l’esprit des clowns, le spectacle est un moment de partage permanent, partage d’acteur à acteur, de la scène au public et de spectateur à spectateur. D’ailleurs, au passage, un clown qui a quartier libre pendant l’entracte est un clown joueur. On vous aura prévenu !…

Tout est réuni pour vous faire planer : des clowns Ô talentueux, des costumes haut en couleurs, des ambiances féériques, une musique formidable (que j’écoute toujours en boucle 10 ans après avoir vu le spectacle), une générosité incroyable, une immersion totale grâce à l’interaction répétée avec le public, etc.

Ce qu’il y a de frustrant avec ce spectacle, c’est qu’on pourrait en parler des heures durant sans jamais parvenir à restranscrire un dixième de ce qu’il dégage. La seule solution : aller le voir vous-même !

Slava Polunin et sa bande de clowns reviennent à Paris au Théâtre Trianon (dans le 18ème) du 29 novembre au 18 décembre 2011. Très peu de représentations donc, alors je serais vous, je réserverais en avance ! Moi j’dis ça, j’dis rien…

Petite bande-annonce pour vous donner une idée de la poésie et la folie de ce spectacle :

Tron-Legacy-Jeff-Bridges

J’avais imaginé assez peu de choses sur Tron, L’héritage, mais certainement pas qu’il m’aurait autant bouleversé. Et je dis bien “bouleversé“. Bien entendu, il ne s’agit pas là d’un bouleversement psychologique ou sentimental. Pas de prises de conscience humanistes, de plaies amoureuses à sang, ni d’indignation profonde soudainement réveillée. Rien de tout ça mais bel et bien un bouleversement. Un bouleversement émotionnel.

C’est bien simple j’ai passé les trois quarts du film avec les yeux trempés, scotché à mon fauteuil, frissonant de plaisir.

 

“And then, one day, I got in…”

Dès les premières minutes du film, je me suis laissé envoûté par l’histoire et le rythme fluide des scènes. Et puis c’était parti pour un peu plus de deux heures de transe. C’est assez rare que ça dure aussi longtemps chez moi. Non pas que j’ai du mal à m’immerger dans un film, mais c’est extrêmement rare que je ressente autant de plaisir pendant aussi longtemps dans un film. Mais il faut dire que tout était présent pour me plaire dans Tron…

 

tron-legacy-city01

 

“Change the scheme! Alter the mood! Electrify the boys and girls if you’d be so kind.”

Ca dépend du genre de film, mais l’histoire et les concepts qui l’entourent sont souvent secondaires pour moi au cinéma. Je suis trop occupé à subir les émotions continues créées par les images, les sons, les charismes, etc. Et j’ai été servi… Quelques éléments…

Les yeux : Les images sont tout simplement magnifiques (selon moi…). Une simplicité futuriste bleuâtre (et rougeâtre) déclinée sous tous les angles sans mauvais goût. Les plans sont superbement fluides et les effets spéciaux dégagent tellement d’énergie qu’il est dur de ne pas y être sensible. Les scènes à moto ou de vol sont tout simplement à couper le souffle !

Les oreilles : La bande originale ! Oh god! Je crois que la musique a tout particulièrement conditionné mon addiction. Les Daft Punk nous ont pondu une belle poignée de chefs-d’oeuvres, d’ambiances différentes mais tous en accord avec le film et surtout, tous porteurs d’une immense et intense énergie. Une centrale électrique bleuâtre vous dis-je !

Toujours dans la catégorie officielle des oreilles, la voix de ce bon vieux Jeff Bridges ! Ca vous berce, mais ça vous berce… !

Le cerveau : Le charisme de certains personnages et les auras qu’ils transmettent sont très grisantes et inspirantes ! Mention spéciale à Jeff Bridges pour ses interprétations de Kevin Flynn et Clu 2.0. Merci aussi pour ce petit moment British au milieu du film avec un Michael Sheen plus déjanté que jamais et rock’n'roll que jamais !

 

“I kept dreaming, dreaming of this world…”

En gros, je suis rentré chez moi toujours sous le choc et aujourd’hui j’ai passé toute ma journée de boulot à écouter la bande originale en boucle, avec les larmes au yeux et beaucoup de mal à me concentrer sur mon travail…

Si c’est pas “bouleversé” le mot, alors c’est quoi ?…

Je me laisserais bien tenter par un second tour de montagnes russes un de ces quatre. J’ai l’impression qu’en DVD, sans l’immersion d’une salle obscure, le film ne me procurera plus rien de comparable. Ce serait dommage de ne pas profiter qu’il soit toujours à l’affiche…

 

Bande-annonce “Tron, l’héritage”, VOSTFR

kings speech colin firth

Le fan de Colin Firth que je suis est en transe, encore une fois ! Voici son dernier (en date) film : Le Discours d’un Roi.

 

Il y campe le roi George VI, père de la reine Elizabeth, luttant contre son bégaiement. Un détail historique mais qui permet de réunir trois grands acteurs en Colin Firth, Helena Bonham Carter et Geoffrey Rush, dans un film qui paraît psychologiquement très riche et non dénué d’humour.

 

Vivement le 2 février, date de sa sortie en salle !

 

Voici la bande annonce en VO (Anglais britannique) :

 

 

Voici la bande annonce en VF :

walt disney

Il n’est plus possible de faire deux mètres dans la rue sans subir une pub pour Raiponce ! Après tout, c’est plutôt normal. Bien qu’il ne m’inspire rien du tout, ça reste quand même un Walt Disney. Et pas n’importe lequel ! Il s’agit en effet du 50ème de la série de longs métrages d’animation créés par les studios Disney.


Pour l’occasion, Disney a compilé des extraits de chacun de ces films dans une petite vidéo d’un peu plus de deux minutes. Les 50 chefs-d’oeuvres défilent dans l’ordre chronologique de leur sorties en salle, de quoi nous rendre bien nostalgique… Ou du moins, ça aurait pu être le cas si la musique n’était pas si aggressive, grrrrr… Enfin, c’est juste mon avis…


Et d’ailleurs, sur 50, vous en avez vu combien ?…


P’tits pédants, Stephen Fry a quelques mots à vous dire

Posted by Juju On October - 18 - 2010

stephen fry

C’est avec le sourire et le coeur léger que je publie cette petite vidéo sur eBooblog. Stephen Fry, fervent défenseur et habile aficionado de la langue anglaise, revendique la beauté des mots et le plaisir qu’ils procurent dans une courte animation publiée sur la toile il y a quelques jours. Les termes sont subtilement choisis, le ton est caustique mais élégant et les idées lancées çi et là sont plus que séduisantes.

En gros, Fry dénonce le pédantisme ambiant qui rôde autour de la langue britannique (et c’est d’ailleurs valable pour toutes les autres), la réticence de certains linguistes à faire évoluer ses ressources et ses règles, tout en déplorant la disparation de l’éloquence…

En connaissance de cause, ces plaintes sont plus que valables pour la langue française et c’est bien triste.

a single man colin firth

Tout d’abord, si vous n’êtes pas sûr de savoir de quoi ce film parle, voici son synopsis :

Synopsis (AlloCiné) :

Los Angeles, 1962. Depuis qu’il a perdu son compagnon Jim dans un accident, George Falconer, professeur d’université Britannique, se sent incapable d’envisager l’avenir. Solitaire malgré le soutien de son amie la belle Charley, elle-même confrontée à ses propres interrogations sur son futur, George ne peut imaginer qu’une série d’évènements vont l’amener à décider qu’il y a peut-être une vie après Jim.

 

Il est des films que je pourrais regarder des dizaines et des dizaines de fois, sans m’en lasser. Peu, c’est vrai. Mais ils existent. Et A Single Man est l’un d’entre eux. Je suis toujours aussi touché par ce film, par l’histoire, les acteurs, etc.

 

Alors voici 6 bonnes raisons qui devraient vous pousser, vous aussi, à regarder, au moins une fois, ce chef-d’oeuvre :

L’histoire

Le film regroupe des thèmes universels très puissants que sont l’amour, la mort ou encore le suicide. Cerise sur le gâteau, il s’agit ici d’un amour entre deux hommes, histoire de pimenter le tout. L’histoire tourne autour du difficile deuil de l’être aimé. Cependant, elle touchera également toutes les personnes ayant un jour eu à faire le deuil d’un amour quel qu’il soit, n’impliquant pas forcément un décès physique. Si c’est votre cas, courez voir le film, tant il retranscrit avec précision la douleur que cela représente ainsi que l’insipidité à laquelle la vie se réduit lorsque cela arrive.

 

La prestation de Colin Firth

Le rôle de Jim est interprété par le grand Colin Firth. L’acteur britannique le plus célèbre de sa génération joue à la perfection. Une fois que l’on a vu le film, il est plus simple de comprendre pourquoi il a remporté la Coupe Volpi du meilleur acteur et un BAFTA du meilleur acteur pour ce rôle, ainsi que les raisons pour lesquelles il a déclaré avoir eu beaucoup de mal à sortir de la peau du personnage après la fin du tournage.

Son jeu est précis, non-exagéré et ses émotions sont palpables ! Bref, une vraie leçon d’acting dont Stanislavski lui-même serait probalement très fier !

 

La beauté des images

J’ai rarement vu un film avec d’aussi magnifiques images. Tom Ford (le réalisateur) joue sur les gros plans, sur les éléments naturels, les corps humains (les plans de semi-nudité/nudité sont à couper le souffle !) aussi bien que sur les objets plus que communs (un taille-crayon, une cigarette, etc.). Le tout est superbement cadré et magnifie chaque plan. Un régal pour les yeux.

a single man

Le jeu sur les couleurs

Il y a un jeu permanent sur les couleurs. Tout est étudié et retouché pour déclencher des émotions fortes. On tombe sur le charme d’une robe bleu turquoise. Pourquoi ? Juste parce que c’est bien fait. C’est ça le secret du grand art ! :D Le ton des couleurs change en fonction de l’état d’esprit du personnage principal et nous touche donc encore plus profondément. C’est du bon boulot !

 

La réalisation de Tom Ford

En plus des images et des couleurs, le reste de la réalisation de Tom Ford est époustoufflante. Elle permet de retranscrire très fidèlement l’état d’esprit du personnage, de faire véhiculer les émotions que l’on ressent lors d’une telle dépression. Elle capture le côté fade de la vie sans l’autre, le manque de but, l’absence de charme, la tristesse, l’incompréhension de l’entourage, la douleur, les objets qui hantent notre quotidien et nous rappellent des souvenirs douloureux, etc. C’est rare de voir des prises de vue qui se rapprochent autant de la réalité, d’avoir une caméra qui se pose aux mêmes endroits où notre oeil se poserait. Le jeu sur les couleurs intensifie bien sûr cette impression.

 

La bande originale

La musique du film est elle aussi superbe. Pas très complexe, mais alliée aux images elle vous transperce aisément le coeur et le violon remplit bien son rôle meutrier dans ces cas-là ! :D Pour couronner une bande originale déjà parfaitement écrite, Shigeru Umebayashi a apporté sa petite touche sur quelques morceaux. Que demander de plus ?

 

La bande-annonce de A Single Man :