Un peu de ciné, un peu de musique, un soupçon de théâtre, quelques histoires et un méli-mélo de tout et n’importe quoi, le tout sans prétention aucune.
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J’ai découvert il n’y pas que peu de temps un humoriste anglais qui m’a fait pensé à notre Gad Elmaleh national, en légèrement meilleur d’ailleurs, selon moi. Il n’apparaît pas dans le Top 7 mais je pense qu’il devrait y avoir sa place.
Son humour, comme je le disait, se rapproche de celui de Gad Elmaleh, aussi bien dans les thèmes abordés que dans ses mimiques, ses transitions ou le rythme de ses one-man-shows. Michael Mcintyre s’inspire du quotidien, en décortiquant des actions, habitudes orales, et conventions qui nous encerclent et que l’on ne remarque pas forcément : les transports en commun, la salle de sport, le téléphone, les passeports, etc.
La ressemblance avec Gad Elmaleh s’étend même jusqu’à des blagues similaires sur des sujets semblables ! Ainsi, on retrouve des réflexions identiques sur les hôtesses de l’air, sur les meubles à monter soi-même ou encore le tiroir fourre-tout.
Le petit plus de Michael Mcintyre c’est sa bonne humeur communicative. Il déborde d’énergie et a toujours le sourire. Cette bonne humeur se propage jusque dans ses intonations et sa gestuelle qui sont bien étudiés et possède un potentiel comique très important. Et c’est peut-être ce qu’il manque à Gad Elmaleh. Mais ce n’est bien sûr, que l’avis personnel de quelqu’un qui accorde beaucoup d’importance à l’étude des personnages et du jeu sur les intonations…
Bref, voici deux vidéos du pitre en question. La première est la première partie d’un mini one-man-show, où il traite, entre autres, du métro londonien. La suite est disponible sur Youtube.
Dans cette vidéo il aborde les habitudes stupides que nous avons en Novembre et Décembre.
Voilà le “taup’ séveune” de l’humour anglais touche à sa fin et j’ai l’honneur de nommer le génie comique Eddie Izzard, number one du classement !
C’est qui ce gars ?
Bien qu’ayant participé à plusieurs pièces de théâtre, films et séries télévisées, Eddie Izzard est principalement connu pour ses one man shows en Europe et aux Etats-Unis. Après s’être fait renvoyé de son cours de comptabilité à l’université de Sheffield, il créa un spectacle qu’il joua pour un temps dans la rue. Il se fit ensuite remarquer et commença à monter sur les planches de plusieurs salles britanniques. Après plusieurs longues années de travail intense, le labeur paie enfin et il débute les tournées dans de grandes villes européennes ainsi qu’à New-York.
Il enchaîne alors les spectacles à un rythme soutenu :
1993 : Live at the Ambassadors 1994 : Unrepeatable 1996 : Definite Article 1997 : Glorious 1999 : Dress to Kill 2002 : Circle 2003 : Sexie 2009 : Stripped
Et… en quoi c’est marrant ?
Eddie Izzard possède un style très particulier qui lui est bien propre. Il semble tiré son inspiration des très réputés Monty Python, tant pour le côté parfois absurde de ses histoires que pour les transitions (ou plutôt l’absence de transitions en fait…) entre ses sketches. Ces derniers ont tous une petite touche de surréalisme, de folie et de génie. Le fond se mèle avec des imitations improvisées, des accents aléatoires, de mimes d’objets quotidiens (qui se retrouvent parfois à parler ou à avoir un caractère bien trempé), des faits historiques, de la mythologie ou encore des références culturelles populaires. Le tout semble être improvisé, ou tout au moins amélioré en temps réel sur scène, au feeling.
C’est notamment dû au fait qu’Eddie est dyslexique et travaille donc rarement à partir de textes entièrement écrits. Les idées s’enchaînent donc rapidement et le spectateur doit suivre le rythme naturel de son cerveau déjanté. Cette particularité lui vaut quelques tics qui sont devenus une véritable marque de fabrique, tel les “so… yeah!” (donc euh… ouais !”) qui ponctuent régulièrement les étincelles du génie. John Cleese a dit de lui qu’il était le “lost Python” (le Python égaré).
Bref, il est de loin l’humoriste le plus hilarant et le plus décapant, une sorte de Dalí de l’humour !
Mais il est habillé bizarrement, non ?
Et oui ! Eddie aime se travestir, sur scène comme parfois dans sa vie quotidienne. Mais attention, il n’est pas n’importe quel travesti. Il se décrit lui-même comme “executive transvestite” (travesti exécutif), “action transvestite” (travesti d’action), “male tomboy” (homme garçon manqué), “lesbian male” (homme lesbien) ou encore comme “a lesbian trapped in a man’s body” (une lesbienne piégée dans un corps d’homme). Parallèlement, il affirme régulièrement son hétérosexualité, précisant qu’il souhaite porter les vêtements qu’il veut, comme les femmes le font. Pas évident à assimiler pour les gens un peu bornés…
Encore un autre qui parle Anglais. Je ne vais rien comprendre !
Et c’est que l’on touche à un autre pouvoir magique de ce cher Eddie ! En effet, en plus de se produire en Anglais (sa langue natale), il lui arrive de jouer en Français et en Allemand, langues qu’il a apprises à l’école. Il consacra d’ailleurs plusieurs de ses sketches à l’apprentissage des langues et introduit de temps à autres quelques références au Français ou à l’Allemand de façon aléatoire dans ses sketches.