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Top 7 Humour anglais | 5 – Ricky Gervais

Posted by Juju On July - 7 - 2010

ricky gervais

And here’s number 5! Ricky Gervais !

Bon je sais, ce n’est pas vraiment la première fois que je parle de lui sur le blog mais il mérite, selon moi, sa place dans le Top de l’humour anglais. En effet alors qu’il est à la base humoriste, il est aussi acteur, chroniqueur dans des postcasts et créateur de deux séries à succès : The Office et Extras.

 

Ricky l’humoriste

Etant déjà allé voir un spectacle de cet humoriste, je vais juste m’autocité, en copiant ce que j’avais dit sur son spectacle et sur son type d’humour (caustique…) :

Je ne suis pas un très grand adept du stand-up d’habitude mais j’aime les spectacles de Ricky Gervais. Ce type a une facilité de jeu impressionante, une ponctuation et un rythme intéressants. Les transitions sont subtiles et presque invisibles si on n’y fait pas attention. Et pour rendre la chose encore plus fluide, il équilibre très bien les périodes de ‘non-jeu’ et de jeu, ce qui donne l’image d’un personnage ni trop décalé, ni trop sérieux et permet d’aborder des sujets plus ou moins importants dans notre société d’une manière très légère.

Parlons du fond donc ! Ce que j’aime chez cet humoriste c’est ce côté agressif et sarcastique, se moquant des conventions, des tabous et des critiques. Tout y passe : les handicapés, les homos, les gros, la religion, etc. “Un spectacle classique de stand-up”. Non ! Car encore une fois, si c’était un spectacle classique, ça ne me ferait pas rire et l’aspect moraliste ou je-m’en-foutiste à deux balles m’aurait énervé. Il manie très bien les sujets en les prenant totalement à la dérision.

 


 

Ricky et The Office

Ricky Gervais est le créateur de The Office, une série TV filmée sur forme d’un documentaire suivant la vie des différentes personnes travaillant dans un bureau. Certains personnages sont haut en couleurs, et c’est particulièrement le cas pour David Brent (joué par Ricky Gervais), le patron un peu lourd, sûr de lui et persuadé d’avoir un humour décapant, enchaînant les blagues ratées, mal placées et ne se rendant jamais compte qu’il est complétement ridicule.

La série a connu un succès énorme au Royaume-Uni et a été ensuite été adapté aux Etats-Unis dans une version avec Steve Carell. Elle fut également adapté en une version français, Le Bureau, diffusé sur Canal + en 2006, mais qui n’a pas vraiment convaincu le public.

Voici une vidéo qui permet de montrer à la fois, le type d’ambiance de la série, un aperçu de l’humour (qui rend un peu mal à l’aise face au ridicule des personnages) et qui souligne également des traits de la personnalité surexcitée et enfantine de Ricky Gervais.

Il s’agit en effet du bêtisier de la première saison de la série.

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Ma première fois avec Ricky Gervais

Posted by Juju On November - 22 - 2009

ricky scienceJeudi soir était une première pour moi ! Mon premier one man show ! Celui du ‘grand’ Ricky Gervais, un humoriste anglais à l’humour caustique, sarcastique voire agressif ou vulgaire parfois. Comme « d’habitude » (genre le blog super rempli, alimenté régulièrement…) rien ne vaut un petit lien Youtube pour vous faire une idée…


18h30, direction le BIC (Bournemouth International Center). Une place de parking, un parc à traverser, de plus en plus de gens sur le trottoir (triste réalité…), nous y sommes, plus que quelques marches et on s’engouffre dans la chaleur rassurante de ce hall bondé…


Ca y est, on fait parti de la famille. A l’invitation pour le groupe « J’étais au BIC pour le live de Ricky Gervais le 19/11/2009 » sur Facebook, on peut désormais cliquer sur le bouton « Accepter ». Combien de membres dans cette famille ? Une poignée de milliers… Autant de gens qui ont leurs billets trainant dans une poche, chiffonnés dans leur mains droites (certaines personnes n’ont pas de main gauche… ni de poche) ou bien rangés dans un sac à main… Le point commun qui nous unit tous, ce bout de papier. Nos pensées ? Pas sûr… C’est ce que je me suis demandé tout le long de cette soirée. A quoi pensent toute cette fourmilière ? Ca fait quoi si on isole ce petit gros ou cette mère de famille trop maquillée et qu’on augmente le volume à l’intérieur de son crâne ?


Regardez ces trois là par exemple… Ils ont l’air plutôt heureux, en pleine discussion, l’un lance une blague, les deux autres rient, l’un commente l’autre sourit au commentaire alors que le premier l’ignore, trop soucieux de mettre élégamment fin à son arrogant sourire, le regard fuyant dans l’infini de son amour propre. Un coup d’oeil à la montre, une pensée furtive mais une pensée néanmoins, celle qui les relie à la raison pour laquelle ils sont là…


« Excusez-moi ! », le regard rempli de surprise, il l’a dit comme un réflexe, aucune idée s’il le pense ou pas, il vient d’effleurer la belle chemise violette de notre bout-en-train orgueilleux. Les gens n’aiment pas le contact. Il poursuit sa quête, il est perdu. Pourquoi ne pas s’arrêter et regarder autour de soit plutôt que marcher sans cesse, ne pas analyser la moitié de son environnement et déclarer la guerre aux 5 personnes avec lesquelles il est entré en collision ? « Oui, mais si je ne bouge pas j’ai l’air d’être perdu alors qu’en marchant c’est moins visible. » Intéressant.


Nous sommes tous motivés par la recherche du bonheur, quoi qu’on fasse, consciemment ou inconsciemment. Bien sûr le « bonheur » est un bien vaste concept, mais serait-il totalement erroné de supposer qu’il est essentiellement nourri par des émotions ? Pas de contre-exemple en vue… Je suis dans le hall du BIC. Combien de personnes sont au téléphone sur les marches de ce bâtiment, le billet de Ricky Gervais dans la poche ? Une dizaine, probablement. Ils rient, bougent, crient, balbutient… Peut-être est-ce un coup de fil important, peut-être une obligation professionnelle, un incident familial, etc. Mais que dire du reste ? Il y a forcément quelques personnes qui l’ont choisi, qui ont appelé un de leurs amis « Allô ?! Ouais, j’suis au BIC là pour le one man show de Ricky Gervais. Ca commence dans une demi-heure, j’suis vachement en avance. T’es où là ? ». Entre ‘ça’ et rester au milieu de ce hall bondé ils ont préféré ‘ça’. Ca peut être compréhensible bien sûr : « prendre l’air » et «être sociable» ont toujours été reconnus comme des activités saines et conventionnellement respectables. Très bien.


“Ce ne sont que des actions”, me direz vous, “tu ne peux pas juger quelqu’un aussi rapidement”, et vous aurez encore une fois sûrement raison. Mais le fait est que je ne juge pas ces personnes, je ne fait juste qu’observer, me questionner, me fier à des intuitions ou des impressions, j’essaie d’imaginer pour comprendre.


Ok, supposons que ces gens sont vraiment comme vaguement décrits ci-dessus. Déplaçons-les dans un hall de gare quelques minutes plus tôt. A part la brève pensée au coin de la montre ou le sujet de conversation au téléphone, qu’est-ce qui change ? Rien ? Oui, oui, oui les gens dans le hall du BIC avaient forcément encore des pensées du type “J’avais vraiment aimé son dernier spectacle, j’espère que celui-ci sera aussi bien.”, “J’ai hâte de voir si on est bien placés.”, “Le plafond est super haut ! Impressionant !… Ca pourrait être une bonne remarque pour commencer un sujet de conversation.”, “J’espère que Martine aimera bien le spectacle, j’ai l’impression de l’avoir litérallement trainée jusqu’ici…”, “C’est interdit aux moins de 18 ans, intéressant, bla bla intello bobo”, etc. Mais encore, enlevons ce qui est purement pragmatique ! Qu’est-ce qu’il reste ? Ces pensées sont relatives à des actions ou des faits concrets, palapables, qu’ils soient passés ou futurs : réserver un billet, regarder le dernier spectacle en date, le plafond est haut (point), Martine était attachée à une corde fixée à l’arrière de la voiture sur le trajet pour venir au BIC, il y a un symbole ‘moins de 18 ans’ sur l’affiche du spectacle, etc.


Alors mon interrogation est la suivante : A quel degré les émotions, l’imagination et les pensées sont-elles influencées par l’environnement et les co-acteurs de nos actions ?


Avec les années, en essayant de comparer ma vision du monde avec celles des autres, je me suis rendu compte que j’étais constamment à l’écoute de mes cinq sens, toujours à l’affût de la moindre émotion, en bref les caractéristiques de l’hypersensibilité. Cette dernière couplée avec un peu d’imagination et vous obtenez une tendance à vous échapper du monde réel, plongeant dans des rêves, images ou réflexions plus ou moins longues à partir de toute sensation.


Des marches, le froid, une porte, un grand hall plein de gens. Tous ces gens sont là pour la même chose, et pourtant on a tous des vies différentes. Qu’est-ce qu’ils ont fait de leur journée ? Un homme jette un coup d’oeil à son portable, enfile sa veste en éteignant l’écran de son ordinateur, ferme sa malette, et rejette un coup d’oeil inutile à son portable en disant au revoir à ses collègues qui discutent au bureau voisin. Lui, il est là.


Un seul individu qui nous réunit tous. Dans quelques minutes, tous les regards tournés vers une seule personne. Une seule personne qui distrait des milliers en utilisant son corps pour seul outil. Il est surement à quelques mètres de nous, plus ou moins seul. A quoi pense-t-il ? Est-il anxieux ? Pense-t-il à cette foule en bas qui l’attend. Un métier fascinant. 4,000 personnes qui attendent quelque chose. Ils s’assoient. Il parle pendant une heure. Les gens sont contents, c’est fini.


Un coup d’oeil au ticket. Si j’étais à sa place, serais-je curieux de voir à quoi ressemble les tickets vendus pour mon spectacle dans tous les théâtres où je joue ? Probablement.


Etc. Etc. Je ne sais même pas pourquoi j’écris tout ça. Une envie, un besoin de décrire une ‘idée’ plus que des exemples. Mais je ne pousserai pas l’analyse. Rien de cohérent ? Si, c’est cohérent mais… selon moi. Je crois que j’aime bien ce blog en fait. Si vous avez des questions, pas de problème…


Un petit mot rapide sur le spectacle en lui-même. J’ai beaucoup aimé ce one man show. L’aurais-je autant apprécié s’il avait été dans la ma langue natale ? Aucune idée. Je ne suis pas un très grand adept du stand-up d’habitude mais j’aime les spectacles de Ricky Gervais. Ce type a une facilité de jeu impressionante, une ponctuation et un rythme intéressants. Les transitions sont subtiles et presque invisibles si on n’y fait pas attention. Et pour rendre la chose encore plus fluide, il équilibre très bien les périodes de ‘non-jeu’ et de jeu, ce qui donne l’image d’un personnage ni trop décalé, ni trop sérieux et permet d’aborder des sujets plus ou moins importants dans notre société d’une manière très légère. Parlons du fond donc ! Ce que j’aime chez cet humoriste c’est ce côté agressif et sarcastique, se moquant des conventions, des tabous et des critiques. Tout y passe : les handicapés, les homos, les gros, la religion, etc. “Un spectacle classique de stand-up”. Non ! Car encore une fois, si c’était un spectacle classique, ça ne me ferait pas rire et l’aspect moraliste ou je-m’en-foutiste à deux balles m’aurait énervé. Il manie très bien les sujets en les prenant totalement à la dérision.


Enfin, comme je l’ai dit plus haut, la langue joue un peu dans ma perception de ce spectacle. Vous êtes un chimiste et quelqu’un vous fait une blague relative à un domaine en chimie, vous allez rire. Pourquoi ? Parce qu’en plus de la potentielle force comique de la blague, vous riez parce que vous comprenez la teneur de blague, il y a ce contentement supplémentaire au fond de vous qui vous félicite d’avoir compris la blague. C’est la même chose quand vous commencez à maîtriser une langue étrangère j’imagine. En tout cas c’est le cas pour moi. Ceci plus le fait que ma sensibilité ne me lâche jamais les baskets et que dans ces moments là, je me vois d’un point de vue extérieur, constatant que, après quelques années, je suis ici assis au milieu d’anglais assistant à un one man show en Anglais, que je me marre comme une baleine. Comme un père de famille observant, la larme à l’oeil, le visage souriant de son fils qui sait (le fils, pas le sourire) enfin faire plusieurs mètres sans les petites roues sur son vélo… Si, si, c’est une bonne comparaison.


A oui, l’aigri en moi tenait aussi à préciser qu’il en avait marre de cette manie qu’ont les gens à passer leurs vies à bouffer et engloutir des litres de Coca au théâtre ou au ciné ! Non seulement ils font chier tout le monde, mais en plus ils loupent certains détails de la prestation et ils pourraient garder leur appétit pour profiter encore plus de leur prochain repas… Perso, j’arrive pas à me détacher d’un film (bon à part New Moon…) ou d’un spectacle pour faire autre chose. J’ai toujours l’impression de louper quelque chose…


Bref, c’est tout pour aujourd’hui. J’ai une de ces flemmes de traduire tout ça en Anglais…


Le bonjour chez vous !