eBooblog

Cinéma, théâtre, histoires, et le reste.

C'est quoi ce blog ?

Un peu de ciné, un peu de musique, un soupçon de théâtre, quelques histoires et un méli-mélo de tout et n’importe quoi, le tout sans prétention aucune. Bienvenue sur eBooblog.

linen house hostel kent street

 

En fouillant dans les entrailles de mon PC je suis tombé sur quelques notes que j’avais gribouillées le jour de ma rentrée à la fac de Montpellier 2 l’année dernière. Ca m’a fait sourire de retomber là-dessus. Chronologiquement le premier texte se passe juste avant le tout premier cours de l’année et le deuxième pendant ma première pause déjeuner sous le soleil de Montpellier. Comme quoi, c’était mal parti dès le départ en fait…

 

Il est 9h22, je viens de me poser sur un magnifique petit muret… J’ai eu le temps de repérer où était mon amphi. Motivé ! Plutôt hâte de commencer, voir des gens, leurs comportements, leurs façons d’agir, leurs personnalités, etc.

 

Mes premières impressions de la fac sont plutôt bonnes : il fait beau, c’est grand, bien organisé. Y’a plein d’étudiants partout. Ca discute. Ca rit. Beaucoup d’étudiants français comme on les aime, avec des personnalités bien typées. En voici deux exemples.

 

Le mec de la Student Union (les noms des personnalités sont poétiquement choisis en référence à des gens que j’avais rencontré auparavant)

Généralement, ils se retrouvent par groupe de 4 ou 5. Ils sont bronzés, souriants, parlent fort, en vêtements amples, tongs à souhait. Quelques filles accompagnent généralement le groupe. Elles sont plus réservées, le regard fuyant, elles parlents peu et sont souvent agressives envers les garçons du groupe, les gars de la Student Union.

L’état d’esprit global de ces gars est que les vacances ne sont pas finies tant qu’ils ne sont pas assis dans une salle de classe, qu’ils sont beaux et qu’ils parlent fort pour qu’un maximum de gens entendent les blagues grasses et grossement arrondies qu’ils déblatèrent. Il représentent, selon eux, l’étudiant relax modèle, non stressé par la rentrée et bien dans ses basquettes, le genre de gars idéalement choisi par les journalistes pour un reportage sur la rentrée.

Debouts, ils s’assurent que le plus grand nombre d’admirateurs secrets puissent vénérer leur vomi verbal dégurgité du sommet de leur connerie basique enlaidie d’un égo non justifié.

 

Le gars de l’hostel de Belfast

Le deuxième type d’étudiants que l’on rencontre souvent est l’étudiant propre sur lui, le gars de l’hostel de Belfast. Ce genre d’étudiant compte les jours le séparant de la rentrée depuis bientôt deux semaines. Cette attente bien calculée est agrémentée d’un mélange de stress et d’impatience. L’impatience de retrouver ses petites habitudes, ses feuilles organisées et la gestion passionnante de son agenda bien tenu. Le stress de découvrir de nouvelles têtes, de nouvelles personnes à aborder de surtout le fameux « stress de la rentrée » créé par son subconscient conventionnel et justifié par les clichés communs à l’ensemble de la société.

Généralement, ce genre de personnes se retrouvent dans des groupes de 2, 3 voire 4 au grand maximum. Les discussions dans ce type de sphère sont les plus banales et superficielles bien que souvent rattachées à un domaine spécifique (informatique, politique, …). La plupart du temps, tous les acteurs de la conversations possèdent les même connaissances sur le sujet traité. Personne ne peut donc rien apporter à personne. La discussion n’a aucun intérêt mais elle a pourtant lieu. Le but : chacun doit montrer le plus maladroitement possible l’ampleur de son savoir. Quand je dis que tout le monde sait la même chose, ce n’est pas tout à fait vrai. Il y a parfois, souvent d’ailleurs, des divergences d’opinions, des points sur lesquels les participants ont des avis différents. C’est la manière par laquelle ils tentent de prouver leur supériorité et de se différencier des autres. Les arguments sont lancés fièrement, froidement, voire agressivement, mais le tout d’air qui se veut détaché, comme pour prendre l’auditoire de haut, le mépriser, le remettre à sa place. Du coup, chaque sujet de discussion abordé au cours de la conversation est amené à être disséquer en multiples éléments sources de conflits interminables. Dans ce cas, en plus de n’avoir aucun intérêt à sa base, la conversation est une merde sociale.

55 conseils pour “devenir quelqu’un”

Posted by Juju On June - 24 - 2010

“M. Pierre ? Ah ça c’est quelqu’un ce M. Pierre !”je ne suis pas quelqu'un

 

Ah quel chanceux ce M. Pierre ! Eh oui, pas évident de devenir quelqu’un en ce bas monde. Et pourtant nous sommes aidés quotidiennement dans cette quête, grâce à notre entourage, aux médias, à la société toute entière. Tout le monde nous donne son petit coup de pouce, son petit conseil. Pas évident de se souvenir de tout ! C’est pour ça que, rien que pour vous, j’ai dressé une liste (ô combien) non-exhaustive des règles à suivre pour devenir quelqu’un.

 

Pour devenir quelqu’un comme M. Pierre, il faut :

- frémir de bonheur en lisant “non-exhaustive”
– être poli en toutes circonstances
– faire attention à son style vestimentaire
– partir en vacances où il fait beau et chaud
– partir en vacances dans un endroit réputé pour son patrimoine culturel si jamais on n’aime pas le soleil
– suivre attentivement l’actualité et ardemment la commenter
– mettre de la crème solaire
– connaître l’âge de ses parents et de ses frères et soeurs
– vivre le jour et dormir la nuit
– sortir avec des amis quand on n’a pas le moral
– faire des études
– avoir un travail qui “gagne bien” (prérequis au bonheur)
– utiliser un ton grave lorsque l’on parle de sujets graves
– vérifier la pression des pneus avant un long trajet
– se raser tous les jours (voire tous les deux jours)
– savoir ce que l’on veut faire dans la vie (…et le faire)
– abandonner les rêves qui semblent irréalisables
– avoir des opinions politiques fortes et d’ailleurs…
– avoir un avis sur tout
– avoir un panier pour aller au marché
– manger équilibré
– être organisé dans son travail
– avoir envie de boire un café toutes les deux heures avec ses collègues de travail
– finir tous les livres que l’on commence
– aller promener son chien deux fois par jour
– manger mieux le midi que le soir (important pour le transit et le sommeil)
– faire le ménage dans son appartement plus que deux fois par an
– idem pour sa voiture
– connaître la consommation d’essence de sa voiture “aux 100″
– aimer un chanteur parce que les paroles de ses chansons sont engagées
– avoir un iPod et un iPhone même s’ils coûtent cinq fois plus cher que les autres marques sans aucune raison valable
– revendiquer ses droits en permanence et régulièrement crier atteinte à la propriété privée sans y réfléchir plus que ça
– faire ses comptes régulièrement
– relire ses devoirs avant de les rendre
– être “désolé” lors de la mort d’un proche d’un ami, alors que cela n’a aucun sens si on regarde bien
– comprendre que l’Administration “fait de son mieux”

 

Et n’oubliez pas, il ne faut pas :

- se laver les mains avec le liquide pour vaisselle (ce n’est pas fait pour ça à ce que je sache)
– se coucher à 11h du matin
– sourire à monsieur l’agent
– commencer le violon après l’âge de 10 ans
– parler de ce dont on est fier mais plutôt préférer la fausse modestie
– porter de manteau en été (aussi applicable à tout vêtement noir)
– faire ses courses à 3h du matin
– changer son écriture tous les deux jours
– être impulsif
– sécher les cours
– dévoiler ses sentiments aux gens que l’on aime
– boire de café le soir
– aller faire du camping quand il pleut
– mettre de glaçons dans son thé sous prétexte qu’il est trop chaud
– se parler à soi-même
– être soi-même ?…
– terminer un article par un gros mot

J’suis pas quelqu’un.

Merde.

guide pour gens intelligentsCela faisait maintenant une semaine que je descendais les escaliers en trombe chaque matin avec l’espoir qu’il serait là, m’attendant, assis dans la boite à lettres. Et puis ce jeudi de Décembre, il était enfin là, confiné dans son enveloppe. Une fois cette dernière déchiquettée dans les règles de l’art, je l’avais posé là, sur le bureau, avant de réveiller corps et esprit sous la douche.


Sec et impatient, je m’allongeai sur le lit et goûtai aux premiers mots de ce livre à la deuxième personne. 175 pages en 2 heures, top chrono ! Chaque phrase fut croquée rapidement, nourissant ardement ma curiosité et mon excitation. Les pleurs, les rires et les étonnements se succédèrent page après page. Les dernières lignes avalées, l’objet me tombe des mains et une dernière larme se fraie doucement un chemin jusqu’à mon sourire ému. Je suis plein. La digestion sera longue mais agréable et des plus enrichissantes.


Quoi de plus bouleversant que de lire sa propre autobiographie sans même l’avoir écrite ? Merci Madame Millêtre pour ce merveilleux cadeau.


Bienvenu dans le monde des neuro-droitiers ! Ce livre est une bible pour moi. J’ai, en deux heures, appris une chose fondamentale, je ne suis pas le seul monstre sur cette planète, bien que nous (les monstres) ne représentons qu’une minorité dans ce monde de neuro-gauchers ! :D


L’introduction est des plus captivantes et vous prépare à glisser rapidement de page en page jusqu’à la fin. C’est bien simple, je n’ai trouvé qu’environ 10 lignes qui ne me correspondaient pas. Le reste fut une immense surprise, jusque dans la précision des exemples.


Un tout petit bémol cependant à propos de la dernières parties, constituée de recommendations, de conseils pour aider à “mieux vivre notre vie de neuro-droitier”. En effet, la plupart apparaissent comme des évidences et j’imagine que la plupart des neuro-droitiers les ont déjà naturellement adoptées avec le temps.


Bref, je crois que je vais m’arrêter là même si c’est un sujet extrêmement intéressant et que l’on pourrait en parler pendant des heures.


Si vous voulez en savoir plus sur les termes neuro-doitier et neuro-gaucher, je vous conseille ce site internet : http://www.penser-autrement.net/acceuil.htm Et si vous pensez que vous faites partie de la secte, vous DEVEZ acheter ce libre et le dévorer, c’est une expérience très enrichissante et émouvante.


Après avoir eu des échos d’autres neuro-droitiers, de psychologue et après quelques lectures d’articles sur internet, il apparaît que beaucoup de tests présents sur la toile ne permettent en aucun cas de vous dévoilez votre hémisphère cérébral dominant. En revanche, je suis convaincu que tout neuro-droitier ressent un malaise (bien décrit dans le livre) et saura facilement se reconnaître avec un minimum de lecture. On en vient à se demander si le titre du livre n’y est pas pour quelque chose… :D


Petit guide pour gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués de Béatrice Millêtre


Dernière trouvaille, il existe un groupe Facebook pour les “cerveaux droits”, créé par Béatrice Millêtre elle-même : http://www.facebook.com/group.php?gid=23007042352