Voici le deuxième texte écrit rapidement pendant ma première pause déjeuner à l’Université de Montpellier 2 (premier texte par ici). Je devais vraiment être aigri ce jour-là… Le raisonnement n’est pas totalement terminé, mais la fin est plutôt logique…
Il y a quelque chose qui m’a toujours frappé et que je n’ai jamais réellement compris : les gens qui courent pour absolument avoir le tramway qui arrivent à la station à 10 mètres d’eux !
Quoi de plus normal, me direz-vous ! Ils ont probablement quelque chose de prévu, beaucoup envie de rentrer chez eux ou un rendez-vous avec des amis. Mais voici l’absurdité : il y a un tramway qui s’arrête toutes les cinq minutes. Si ce n’est pas celui-là, ce sera le suivant. Ils ne sont pas à cinq minutes près ! Si ?
Plusieurs raisons pourraient expliquer ce comportement. Beaucoup d’entre elles ne réfèrent pourtant qu’à des situations exceptionnelles, que l’on ne rencontre pas forcément tout le temps, tous les jours : poursuivi par un chien enragé avec les dents qui font la taille de nos avant bras ; dans une pente abrupte rendant la marche normale impossible et obligeant à piquer un sprint ; un câble qui relie le dit individu et l’arrière du tramway, … Il reste aussi une raison qui pourrait être plus ou moins évidente : ces gens-là ne savent tout simplement pas qu’un tramway passe toutes les cinq minutes seulement. Ils stressent donc à l’idée de devoir attendre 20 minutes, seuls dans un arrêt glauque et perdre la même période sur leur emploi du temps. Ca pourrait sembler logique mais je pense que la raison est tout à fait inverse…
Selon moi, un tel comportement consitue un réflexe, il n’est pas complétement contrôlé et donc la réflexion n’intervient pas forcément avant l’action. Il s’agit d’une d’une sorte « d’habitude citadine ». Je suis prêt à parier que 95% de ces gens habitent en ville depuis longtemps et ont, pour la plupart d’entre eux, passé leur enfance en ville ou en banlieue, bercés par les transports en commun. Enfants, ils utilisaient probablement le bus, le tram ou le métro pour aller de leur domicile à l’école. Une telle habitude devait être l’objet d’une organisation précise et bien rodée émanant des parents pour les assister dans les premiers pas vers l’indépendance et pour assurer leur sécurité dans ce nouveau monde semé d’obstacles pour les novices : la-ville-tout-seul.



Parlons fond…