Une triste après-midi de novembre. La lueur jaunâtre et frilleuse des réverbères se dilue sur le goudron rutilant. Les squelettes des marroniers se démènent sous les rires railleurs du vent. Triste spectacle pour ces ternes et vulnérables danseurs au ballet monotone. Leurs sanglots défient vainement les rafales pour finalement s’échouer sur le verre glaciale de carreaux embués.
Du plancher usé jusqu’au plafond incertain la douceur environnante décline ses teintes orangées. Il est là dans le coin, cerné par les effluves cendrées de bois moite et de poussière. Il est immobile. Ancré sur un visage marqué par le temps, un sourire à demi-teinte. L’éclat doré de son regard humide fixe droit devant lui, le vide. Le bien-être qui l’encercle n’est plus rationnel. Pourquoi ? Berçant le flot apaisant de son imagination, Il y a…
Encore une fois, Vanessa Paradis a réussi à ponctuer mon quotidien de la chaleur de sa mélodie. Il y a est définitivement le compagnon idéal d’une tasse de thé les jours pluvieux. De quoi nous réchauffer…
Et comme si ce n’était pas suffisant, le nouveau titre est doublé d’un clip vidéo. Et pas n’importe lequel puisque ce dernier fut réalisé par un des plus grands artistes de notre temps, j’ai nommé M. Johnny Depp. Ambiance Tim Burton, les images défilent élégamment, passant du noir et blanc à la couleur, le chapeau style Willy Wonka, un repas de famille ravivant les souvenirs, des gros plans fantasmatiques et romantiques, etc. Johnny Depp sublime sa moitié qui n’a jamais autant percé l’écran !
Bon boulot ! Merci de stimuler nos émotions…