eBooblog

Cinéma, théâtre, histoires, et le reste.

C'est quoi ce blog ?

Un peu de ciné, un peu de musique, un soupçon de théâtre, quelques histoires et un méli-mélo de tout et n’importe quoi, le tout sans prétention aucune. Bienvenue sur eBooblog.

Archive for the ‘Divers’ Category

importance earnest

Il est assez difficile de trouver des pièces de théâtre anglaises en version originale en France. Et la tâche est d’autant plus ardue si vous en train de vous adonnez aux plaisirs bucoliques d’une balade au coeur de la Mayenne…

Et pourtant, si la chance est de votre côté, vous croiserez peut-être le chemin d’individus atypiques, persévérants, dont la culture culinaire se résume à cucumber sandwiches, tea, muffin ou encore au simplissime bread and butter, mais surtout des personnalités assez ingénues pour imaginer pouvoir dompter les lignes de Sir Oscar Wilde

Et bien oui ! Aussi improbable que cela puisse paraître, ces gens existent ! J’ai nommé la joyeuse troupe des ateliers ATTH de théâtre en anglais, un petit groupe de théâtreux amateurs, aficionados de la langue anglaise et désireux de revisiter la pièce la plus comique et spirituelle du théâtre anglais : The Importance of Being Earnest, d’Oscar Wilde.

Quiproquos, critique acerbe de la société Victorienne, humour anglais bien aiguisé, il y en a pour tous les goûts ! Alors, si l’envie vous en dit, venez donc les retrouver au Manoir des Loges le dimanche 15 mai à 15h !

Pièce : The Importance of Being Earnest (en VO)
Auteur : Oscar Wilde
Mise en scène : Delphine Lanson
Lieu : Manoir des Loges, Mayenne (plus d’informations)
Date et heure : Dimanche 15 mai 2011 à 16h
Renseignements : 06 70 17 46 82 ou contact@manoirdesloges.fr

Et si vous passez par Paris, venez assister aux représentations des 16 et 30 mai !

P’tits pédants, Stephen Fry a quelques mots à vous dire

Posted by Juju On October - 18 - 2010

stephen fry

C’est avec le sourire et le coeur léger que je publie cette petite vidéo sur eBooblog. Stephen Fry, fervent défenseur et habile aficionado de la langue anglaise, revendique la beauté des mots et le plaisir qu’ils procurent dans une courte animation publiée sur la toile il y a quelques jours. Les termes sont subtilement choisis, le ton est caustique mais élégant et les idées lancées çi et là sont plus que séduisantes.

En gros, Fry dénonce le pédantisme ambiant qui rôde autour de la langue britannique (et c’est d’ailleurs valable pour toutes les autres), la réticence de certains linguistes à faire évoluer ses ressources et ses règles, tout en déplorant la disparation de l’éloquence…

En connaissance de cause, ces plaintes sont plus que valables pour la langue française et c’est bien triste.

(Blog) entre parenthèses

Posted by Juju On September - 28 - 2010

bateaux parisiens river cruise dinner eiffel tower

Ce n’est pas un scoop, le blog est entre parenthèses ! Les temps sont durs et l’instinct de survie est à vif ! Pour quelques semaines (et quelques semaines seulement) les priorités ne sont plus à la rédaction d’eBooblog mais plutôt à la rédaction de mon put*** de mémoire de Master, et plus encore aux petits boulots (extras sur Les Bateaux Parisiens (voir photo) qui me donnent des ampoules aux pieds) pour renflouer les caisses ou à la recherche d’un studio dans une Paname plus qu’hostile ! Le tout devant bien sûr être ponctué de quelques jeux stupides avec Gularu pour ne pas devenir fou ou suicidaire.

Mais soyons patients, d’ici environ deux semaines, le blog devrait reprendre vie (et moi ainsi que mes pieds avec !). J’ai hâte de m’y remettre !

En attendant, le bonjour chez vous !

Top 5 des séries de bêtisiers

Posted by Juju On August - 29 - 2010

anne dorval betisier le coeur a ses raisons

En cette journée pourrie de cette période pourrie, voici un petit article léger sur 5 meileures séries de bêtisiers. Je dois être assez classique, mais un bon bêtisier me remet toujours de bonne humeur, le côté contagieux de rire sûrement. Et, ces recueils de gourdes sont aussi souvent très instructifs. C’est enrichissant de voir les multiples manières avec lesquelles une seule scène peut ête abordée, prise foirée après prise foirée.

Bref, assez de blabla. Place au top 5 des meilleures séries de bêtisiers. Ah oui, je ne parle pas de bêtisiers de séries mais de séries de bêtisiers. Le classement regroupe seulement des séries TV/troupes d’humoristes qui ont produit des séries de bêtisiers au cours des saisons. Un bêtisier est montré pour chacun d’entre eux et les autres peuvent être facilement trouvés sur Youtube, Dailymotion ou autres sites du genre…

 

Bêtisier #5 : Samantha

 

Bêtisier #4 : Les Inconnus

 

Bêtisier #3 : Un gars, une fille

 

Bêtisier #2 : Les Petites Annonces

 

Bêtisier #1 : Le Coeur a ses Raisons

Toy Story Playland : Nouvel univers à Disneyland Paris

Posted by Juju On August - 18 - 2010

toy story playland

C’est tout nouveau, tout beau. Le parc Walt Disney Studios à Paris a inauguré hier son nouvel univers : Toy Story Playland.

 

Comme son nom l’indique, cette nouvelle partie du parc rend hommage à la saga Toy Story, alors que le troisième du nom a récemment remporté les titres de meilleur film d’animation et film d’animation le plus rentable de tous les temps.

 

Ce sont donc trois nouvelles attractions qui viennent s’installer au pays de Mickey :

Toy Story Mission Parachute : Accompagné des fameux soldats verts, vous visitez un entrepôt de munitions avant de vous préparer pour un saut en parachute à 27 mètres d’altitude (une simulation bien sûr !).

RC Racer – Vitesse maximale ! : Recommandé pour les amateurs de sensations fortes. Il s’agit d’un half-pipe (circuit en forme de U) d’une hauteur de 25 mètres. Il faut avoir le coeur solide. Personnellement, je ne monterai pas là-dessus ! :D

Le Zig Zag Tour : Petit tour de manège sur le dos de Zig-Zag, le chien à ressort du film. Un manège qui a l’air assez commun en somme…

cinema seats

- Ca va pas ? T’as craqué ton slip ou quoi ? -

“Oulala dis-donc Julien, t’y vas un peu fort. C’est vulgaire un peu, non ?”. Quel vilain garçon ! Oui… mais non. J’aime bien le verbe “emmerder”. D’abord, il est super agréable à prononcer. Et puis il peut résonner dans deux sens. Le cinéma américain m’emmerde dans le sens où il “m’ennuie”, c’est-à-dire “oulala, je baille…”, mais aussi dans le sens où il “m’enquiquine” (attention ça balance !).

 

- Tu exagères. De toute façon, tu exagères toujours ; t’es qu’un aigri. -

Avant de commencer à dégouliner mon avis sur la chose, je tiens à préciser qu’en aucun cas je ne crache dans la soupe.

Autant je trouve la phrase précédente hilarante si je ne continue pas le raisonnement, autant je… me dois de continuer le raisonnement… Je disais donc “je ne crache pas dans la soupe”. Bien sûr Hollywood a quelque chose de grandiose. Il a permis d’exprimer de grandes idées, de nous faire voyager, trembler, pleurer, sursauter et il produit des films à nous couper le souffle. Certes. Mais ce qui me désole c’est la facilité avec laquelle l’industrie se conforte dans ces modèles, dans un seul format, dans un vernis hollywoodien sans jamais (ou si peu souvent) prendre de risques, sans changer la recette.

 

- Et d’ailleurs c’est quoi cette enflamme soudaine ? -

VI ) A ) 1-1-1-1-1-a C’est pas nouveau.

Ce n’est pas vraiment une réflexion nouvelle au fin fond de mon crâne mais cette année passée en Angleterre n’a fait que grossir le trait de cette vague idée, ou plutôt de ce vague sentiment. En effet, j’ai fait pas mal d’aller-retours Angleterre-France cette année, et à chaque fois j’ai été choqué par le nombre de films au cinéma en France. Certaines semaines plus du double de pellicules se partagent l’affiche par rapport aux salles anglaises. C’est très surprenant. La différence ? Le cinéma français. Alors si c’est ça le fruit de l’exception culturelle française je tire ma révérence à ses instigateurs. Chapeau bas messieurs les instigateurs qui instiguent !

 

VI ) A ) 1-1-1-1-1-b Charlie St-Cloud, ou comment Zac Efron a stimulé mon côté sauvage.

C’est de sa faute aussi à lui, “la belle gueule du moment” ! Il apparaît dans un nouveau film qualifié de “drame”. Il y a quelque chose qui cloche là-dedans. Il faut que je vois la bande-annonce. Et là, les réflexions fusent…

D’après la bande-annonce (qui, soit dit en passant, à des consonnances québécoises… :D ), j’ai l’impression que le film pourrait attirer pas mal de monde et un public plus large que les fans habituels de Zac Efron. Mais ce film semble être trop léger pour pouvoir convaincre un grand nombre de spectateurs. Je m’explique…

En voyant la bande-annonce, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à deux de mes amis.
Le premier, attiré par la plastique du jeune éphèbe sera probablement tenter d’aller jeter un rapide coup d’oeil dans une salle obscure et reviendra fièrement avec une critique vive et tranchée sur le ‘navet américain’ qu’il aura vu. Ou peut-être n’ira-t-il pas du tout se rincer l’oeil du coup.
Le second, lui, sera peut-être titillé par cette vague histoire d’amour avec une entichée de voile et d’aventure, faisant résonner en lui un rêve non encore réalisé. Mais encore, il supposera sans doute que, malgrè une grande ligne envoûtante, l’amourette ne sera en fait qu’une succession de clichés et de conventions pour la lycéenne qui ne va jamais au ciné sans son paquet de Kleenex dans son sac à main à paillettes. Verdict : il n’ira pas le voir.

Quant à moi, il y a peu de chance que j’y aille, et pour les mêmes raisons. Ce film semble être un collage d’une mutltitude d’éléments propres à l’industrie du film à l’américaine. Un beau gosse torse-nu, pourquoi pas… Mais… Un “drame” qui se résume à un léger pincement de coeur çi et là ? Une histoire d’amour si peu différente de celles qu’on a vues et revues ? Une intrigue pas si intriguante ? Des sujets intéressants qui ne sont pas exploités et donc qui ne nous apporteront rien du tout (la mort, la fraternité, le rêve, les histoires d’amour du type “tu vas pas bien, je t’aide et ça tombe bien on a une passion en commun, la vie !”, etc.) ? Le tout m’a l’air très prévisible, bien calqué et recouvert d’un bon vieux vernis grossier à chaque plan du film, avec les mêmes jeux de caméra, les mêmes musiques aux mêmes moments, ce besoin irrationnel d’avoir de l’action partout où ce n’est pas nécessaire, etc.

 

- Je regrette, mais là tu exagères… -

Bon d’accord ce n’est pas vrai pour tous les films hollywoodiens et certains ont su traiter des sujets sensibles (ou non), avec un travail réfléchi et une vocation artistique. Mais je dis juste que c’est tellement vachement super méga rare, si vous voyez c’que j’veud’. Il y a une tendance à vouloir toujours tout vernir (excusez mes répétitions mais je trouve que ça résume bien mon idée, et puis après tout c’est mon blog, zut alors !) le format, d’arrondir les bords. On reprend des films français mais on n’oublie pas de les photoshoper. On scanne la photo d’un article d’un ancien journal du vieux continent. On la photoshop à souhait. On la tire sur papier brillant, très brillant et on termine par l’ajout d’un filigrane bien grossier pour que le résultat rentre dans un moule, bidon, en plastique, et qui plus est… moralisateur. L’industrie américaine semble être en permanance à la recherche de succès et pioche par-çi par-là les films qui ont marché ailleurs dans le monde pour en faire des remakes.

Prenons l’exemple d’un de nos classiques français, Le Dîner de Cons. L’adaption américaine de la comédie (Dinner for Schmucks) est sortie dans les salles américaines il y a une dizaine de jour. Même si le synopsis du film reste inchangé, la psychologie des personnages a elle été boulversée et montre qu’Hollywood peine à produire des films en demi-teintes, laissant aux spectateurs la confusion et le processus de réflexion. Non, servons plutôt de la morale sur un plateau (verni) ! Jennie Yabroff, journaliste culture à Newsweek et Elizabeth Vitanza, enseignante de français dans un lycée privée de Los Angeles, soulignent cette idée en déclarant respectivement que «L’humour au cinéma n’est pas identique des deux côtés de l’Atlantique. En France, il accepte davantage de révéler les travers et les faiblesses de la nature humaine» et que «Les grosses productions hollywoodiennes ne feront jamais de satire sociale parce qu’on aime peu ici parler des différences entre classes. Dinner for Schmucks ne reprend pas l’affrontement grande/petite bourgeoisie du Dîner de cons».

 

- Tu conclues quand ? Parce que là ça devient “emmerdant” comme tu dis. -

Bon ok, j’arrête. Mais en gros, ça me désole que ce soient toujours les mêmes films à l’affiche au cinéma ici, en Angleterre, et qu’une grande partie du monde doive subir ce défilé monotone et prévisible de longs métrages. On passe notre temps à éviter la satire. On ne stimule pas la réflexion et on sert de la morale à la louche, ce qui a probablement pour cause de créer (1) des gens conventionnels qui recensent les morales une par une et citent des gens comme Zac Efron ou Robert Pattinson comme on citerait du Voltaire ou du Nietzsche, et (2) des gens qui répondent à une overdose de morale par une absence de morale. C’est regrettable et tellement triste. J’ai hâte d’être de retour en France.

Ah oui, ça me fait penser : “Et le théâtre dans tout ça ! La montée des comédies musicales, la gueule de Broadway, les planches londonniennes, etc.”. Mais c’est mieux que j’arrête. Personne n’a lu l’article en entier de toute façon lol…