
J’avais imaginé assez peu de choses sur Tron, L’héritage, mais certainement pas qu’il m’aurait autant bouleversé. Et je dis bien “bouleversé“. Bien entendu, il ne s’agit pas là d’un bouleversement psychologique ou sentimental. Pas de prises de conscience humanistes, de plaies amoureuses à sang, ni d’indignation profonde soudainement réveillée. Rien de tout ça mais bel et bien un bouleversement. Un bouleversement émotionnel.
C’est bien simple j’ai passé les trois quarts du film avec les yeux trempés, scotché à mon fauteuil, frissonant de plaisir.
“And then, one day, I got in…”
Dès les premières minutes du film, je me suis laissé envoûté par l’histoire et le rythme fluide des scènes. Et puis c’était parti pour un peu plus de deux heures de transe. C’est assez rare que ça dure aussi longtemps chez moi. Non pas que j’ai du mal à m’immerger dans un film, mais c’est extrêmement rare que je ressente autant de plaisir pendant aussi longtemps dans un film. Mais il faut dire que tout était présent pour me plaire dans Tron…

“Change the scheme! Alter the mood! Electrify the boys and girls if you’d be so kind.”
Ca dépend du genre de film, mais l’histoire et les concepts qui l’entourent sont souvent secondaires pour moi au cinéma. Je suis trop occupé à subir les émotions continues créées par les images, les sons, les charismes, etc. Et j’ai été servi… Quelques éléments…
Les yeux : Les images sont tout simplement magnifiques (selon moi…). Une simplicité futuriste bleuâtre (et rougeâtre) déclinée sous tous les angles sans mauvais goût. Les plans sont superbement fluides et les effets spéciaux dégagent tellement d’énergie qu’il est dur de ne pas y être sensible. Les scènes à moto ou de vol sont tout simplement à couper le souffle !
Les oreilles : La bande originale ! Oh god! Je crois que la musique a tout particulièrement conditionné mon addiction. Les Daft Punk nous ont pondu une belle poignée de chefs-d’oeuvres, d’ambiances différentes mais tous en accord avec le film et surtout, tous porteurs d’une immense et intense énergie. Une centrale électrique bleuâtre vous dis-je !
Toujours dans la catégorie officielle des oreilles, la voix de ce bon vieux Jeff Bridges ! Ca vous berce, mais ça vous berce… !
Le cerveau : Le charisme de certains personnages et les auras qu’ils transmettent sont très grisantes et inspirantes ! Mention spéciale à Jeff Bridges pour ses interprétations de Kevin Flynn et Clu 2.0. Merci aussi pour ce petit moment British au milieu du film avec un Michael Sheen plus déjanté que jamais et rock’n'roll que jamais !
“I kept dreaming, dreaming of this world…”
En gros, je suis rentré chez moi toujours sous le choc et aujourd’hui j’ai passé toute ma journée de boulot à écouter la bande originale en boucle, avec les larmes au yeux et beaucoup de mal à me concentrer sur mon travail…
Si c’est pas “bouleversé” le mot, alors c’est quoi ?…
Je me laisserais bien tenter par un second tour de montagnes russes un de ces quatre. J’ai l’impression qu’en DVD, sans l’immersion d’une salle obscure, le film ne me procurera plus rien de comparable. Ce serait dommage de ne pas profiter qu’il soit toujours à l’affiche…
Bande-annonce “Tron, l’héritage”, VOSTFR









