eBooblog

Cinéma, théâtre, histoires, et le reste.

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Un peu de ciné, un peu de musique, un soupçon de théâtre, quelques histoires et un méli-mélo de tout et n’importe quoi, le tout sans prétention aucune. Bienvenue sur eBooblog.

Archive for April, 2010

guide pour gens intelligentsCela faisait maintenant une semaine que je descendais les escaliers en trombe chaque matin avec l’espoir qu’il serait là, m’attendant, assis dans la boite à lettres. Et puis ce jeudi de Décembre, il était enfin là, confiné dans son enveloppe. Une fois cette dernière déchiquettée dans les règles de l’art, je l’avais posé là, sur le bureau, avant de réveiller corps et esprit sous la douche.


Sec et impatient, je m’allongeai sur le lit et goûtai aux premiers mots de ce livre à la deuxième personne. 175 pages en 2 heures, top chrono ! Chaque phrase fut croquée rapidement, nourissant ardement ma curiosité et mon excitation. Les pleurs, les rires et les étonnements se succédèrent page après page. Les dernières lignes avalées, l’objet me tombe des mains et une dernière larme se fraie doucement un chemin jusqu’à mon sourire ému. Je suis plein. La digestion sera longue mais agréable et des plus enrichissantes.


Quoi de plus bouleversant que de lire sa propre autobiographie sans même l’avoir écrite ? Merci Madame Millêtre pour ce merveilleux cadeau.


Bienvenu dans le monde des neuro-droitiers ! Ce livre est une bible pour moi. J’ai, en deux heures, appris une chose fondamentale, je ne suis pas le seul monstre sur cette planète, bien que nous (les monstres) ne représentons qu’une minorité dans ce monde de neuro-gauchers ! :D


L’introduction est des plus captivantes et vous prépare à glisser rapidement de page en page jusqu’à la fin. C’est bien simple, je n’ai trouvé qu’environ 10 lignes qui ne me correspondaient pas. Le reste fut une immense surprise, jusque dans la précision des exemples.


Un tout petit bémol cependant à propos de la dernières parties, constituée de recommendations, de conseils pour aider à “mieux vivre notre vie de neuro-droitier”. En effet, la plupart apparaissent comme des évidences et j’imagine que la plupart des neuro-droitiers les ont déjà naturellement adoptées avec le temps.


Bref, je crois que je vais m’arrêter là même si c’est un sujet extrêmement intéressant et que l’on pourrait en parler pendant des heures.


Si vous voulez en savoir plus sur les termes neuro-doitier et neuro-gaucher, je vous conseille ce site internet : http://www.penser-autrement.net/acceuil.htm Et si vous pensez que vous faites partie de la secte, vous DEVEZ acheter ce libre et le dévorer, c’est une expérience très enrichissante et émouvante.


Après avoir eu des échos d’autres neuro-droitiers, de psychologue et après quelques lectures d’articles sur internet, il apparaît que beaucoup de tests présents sur la toile ne permettent en aucun cas de vous dévoilez votre hémisphère cérébral dominant. En revanche, je suis convaincu que tout neuro-droitier ressent un malaise (bien décrit dans le livre) et saura facilement se reconnaître avec un minimum de lecture. On en vient à se demander si le titre du livre n’y est pas pour quelque chose… :D


Petit guide pour gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués de Béatrice Millêtre


Dernière trouvaille, il existe un groupe Facebook pour les “cerveaux droits”, créé par Béatrice Millêtre elle-même : http://www.facebook.com/group.php?gid=23007042352

Samarabalouf – In the night garden

Posted by Juju On April - 9 - 2010
summer night Picnic
Photo provenant d’ici.

Un repas de famille sur une pelouse un soir d’été, l’orange des bougies noyé dans la houle du vin, des enfants qui courent et crient, un mec qui décroche, rêveur, qui s’éloigne avec cette chanson dans la tête, marchant tout doucement, les mains dans les poches sous un ciel sans nuage, la brise du crépuscule caressant ses paupières immobiles, douces protectrices d’iris embués… Respire bordel, respire !!!


Samarabalouf – La mer


Mort-vivant (1/2)

Posted by Juju On April - 1 - 2010
Le fauteuil dans lequel je suis assis supporte ce qu’il reste de mon corps fatigué. Mon regard se perd dans les nuages rougeâtres de cette fin d’après-midi. L’ambiance est à la fois lourde et tamisée. Je ne pense à rien. De toute façon, mon cerveau est incapable de faire quoi que ce soit depuis que ces premiers pas m’ont éloigné de lui.


Où suis-je ? Pourquoi ? La voiture est pratiquement vide. Cela ne fait que deux minutes que le paysage a commencé à défiler mais l’étudiant plus loin est déjà concentré sur son bouquin. Son indifférence pour son environnement m’emplit de mépris. Je détourne le regard et un coup d’oeil à l’extérieur me ramène à la triste réalité. Le train glisse maintenant rapidement sur la campagne froidement colorée par le crépuscule. Je suis coincé là, assis, impuissant, incapable de revenir en arrière. Chaque seconde m’éloigne encore plus du seul endroit où je voudrais être. Et si je ne pouvais jamais y retourner ? Et si c’était la dernière que je l’avais vu ?


train


Photo par Lilly Lay.


Que fait-il ? A quoi pense-t-il ? Est-il triste ? Aucune idée.


La douleur m’envahit d’un coup. J’ai l’envie soudaine de tout détruire autour de moi. Après tout, toutes ces choses, tous ces gens sont insignifiants, inutiles, vides de sens. Est-il possible de vivre en n’étant entouré que par du vide ? L’image de cette vie au milieux d’êtres insensibles aux vies fades me fait perdre connaissance.



Je reprend conscience à l’annonce grinçante du terminus. Le réveil est brutal. La vue de cette étudiant rangeant méthodiquement son livre dans son sac me confirme que le cauchemar est bien réel. Est-ce déjà la fin du voyage ?! J’ai l’impression d’avoir été trahi, que l’on a profité de mon sommeil pour m’emmener le plus loin possible de lui. Le train est maintenant à quai et l’étudiant est déjà sorti. Mon ventre s’agite à l’idée d’affronter ce “dehors”. Je ne veux pas bouger. Je veux rester ici, seul, à l’abri, passer le reste de ma vie assis dans ce fauteuil, sans enjeu, sans risque. Je crois que je n’ai plus la force de me battre avec cette vie, cette vie à qui cette absence a retiré tout le sens.


Je me lève…