Archive for January, 2010
Comparaison entre Oslo et Bornemouth ?
Gamelles au Korketrekkeren
Levés tôt. Ca c’est fait. Le plan c’est quoi ?
1) Se préparer
2) Laisser nos valises à l’hostel
3) Aller à la gare pour prendre un ticket de bus pour l’aéroport de Rygge tard dans la soirée
4) Visite du Park Vigeland (parc avec des sculptures)
5) Luge au Korketrekkeren
6) Départ pour l’aéroport
Bon pour les deux premières étapes, on a pas eu trop de soucis.
Petite marche vers la gare des bubus et là surprise ! L’aéroport est fermé pendant la nuit et donc notre plan de dormir à l’aéroport pendant toute la nuit tombe à l’eau !
Retour à l’hostel pour réserver une chambre pour ce soir. Je suis sûr qu’on passe pour des gros relous à changer d’avis tous les jours…
Du coup il ne nous reste plus de temps pour faire et le parc et la luge. Pas d’hésitation possible, on décide d’éliminer le parc de notre emploi du temps. Mais avant tout… le MacDo ! Dernier MacDo en Norvège, quelle déprime ! Mais il y a la vue sur la rue piétonne, avec un petit peu de neige (première fois qu’il neige depuis qu’on est arrivé à Oslo).
Une fois notre bidon plein, on descend vers le métro et tentons d’acheter des tickets avec les machines qui datent du XVIIIème siècle, avant de finalement se diriger vers le guichet, voir tatie Simone.
C’est parti pour la grande aventure, dans le petit train-train rouge qui a tout du petit train de montagne de notre imagination. S’en suivent 45 minutes d’ascension dans un paysage magnifique, tout blanc (la neige, le bois des maisons, le ciel), bien au chaud près du chauffage…
Et puis c’est l’arrivée dans l’inconnu. On se renseigne pour savoir où louer nos luges. C’est par là. Très bien, à première vue l’objectif n’est séparé de nous que par un escalier. Oui mais voilà, ce n’est pas n’importe quel escalier. Toutes les marches sont gelées et ça ressemble plus à un toboggan qu’à autre chose. Du coup, il faut être bien concentré pour franchir le dit obstacle. Styven part le premier, bien agrippé à la rembarde et descend les deux premières marches. C’est mon tour ! Je pose ma main sur la rembarde, le premier pied sur la première marche sans glace. Ah si ! En fait il y avait de la glace ! Boum ! Je me suis retrouvé sur le côté sans m’en rendre compte, dévalant l’ensemble de l’escalier sur mon bras droit. Sympa la première impression !
Nous louons nos luges et c’est parti. Petits conseils demandés à un gars qui avait l’air de s’y connaître et qui nous précise bien que “si vous n’êtes pas à l’aise avec la direction après les deux premières virages qui sont faciles alors c’est mort…”.
Petit frisson, mais on y va. C’est marrant ce qu’il appelle “faciles” on le qualifierais plutôt de “super rapides et terrorisant”. C’est parti pour les gamelles à pleine vitesse. On a fait 3 fois la piste en enchaînant les belles gamelles dans la poudreuse, les collisions avec des arbres ou des murs, etc. On a passé une super après-midi, pleine d’adrénaline pour nous tenir au chaud dans cette charmante température : -19°C !!!
De retour dans le centre, on tombe sur un Konditori. Pas d’hésitation, rien ne vaut des petits gâteaux pour se redonner des forces. On peut pas dire qu’on se soit beaucoup réchauffer mais au moins ça nous a permis de pas manger de MacDo.
Nous voilà donc de retour à l’hostel, prêts à nous lever demain matin et partir pour l’aéroport à 7h. Arrivée en Angleterre prévue pour le milieu de journée, en espèrant que ma voiture va bien.
Sur ce je vais me coucher les gens en combattant mon cafard à l’idée de quitter la Scandinavie. Snif. :’(.
Journée à la norvégienne
Le jour où je suis tombé amoureux d’Oslo

Des nouvelles des glaçons français
Bonjouuur !

La pute bleue et el mexicano de San Francisco
Certes, oui d’accord, j’ai sauté un jour OK ! Je suis à la bourre, ça change pas… Mais oui, mais j’ai une excuse de taille : il fait froid ! On va y revenir. Reprenons où nous en étions…
Créteil, 8h du matin le réveil sonne, ça y est le jour est venu, les camps suédois nous attendent. Levage difficile, je me cogne dans tous les meubles, douche maladroite, grosse crise de stress de Styven qui a perdu son iPod (suspectant qu’une petite fille de 5 ans l’ai bouffé), on ferme la valise, on sort dans le Créteil matinale ! C’est reparti, le trimbalage de valise est moins douloureux que la veille, mais les yeux ont du mal à s’ouvrir complétement. On se dirige machinalement vers la station de métro la plus proche. Un changement à Bastille. Les portes du métro se ferment doucement, petit coup d’oeil sur le quai : « Bastille ». Merde ! On a oublié de sortir ! C’est pas grave on est « LARGE » !
On arrive à l’arrêt de car pour Beauvais. Les tarifs ont légérement changés, 14€ l’aller simple, une bagatelle ! Ca y est, le cauchemar commence, on est encerclés de français. Normal on est en France, mais avouez que ça rend notre projet-méga-super-de-partir-à-Stockholm un peu plus ridicule, on est pas les seuls sur Terre… Mamadou le chauffeur démarre, c’est parti...
Arrivés à Beauvais, we go through the whole airport process, et nous voilà dans la « salle », à attendre notre avion, entourés par différentes cultures, dont une famille de 12 tchèques (ou un truc du genre) assez cocasses.
En tout, 1 petite heure de retard au décollage. On est bien accompagnés, les stewards sont sympa, on va s’é-cla-ter ! Le vol s’est bien passé. Styven dort comme une masse, la tête sur sa veste, elle-même ‘posée’ sur sa tablette. Aucun stress, ni excitation à l’horizon. C’est comme si c’était notre routine quotidienne, ni plus, ni moins. On n’est pas excités, mais on peut pas dire qu’on se fait chier non plus. Tout ça c’est juste normal pour nous ! J’arrive à fermer les yeux mais je suis rapidement réveillé par Jean-François-Claude qui me rentre dedans avec son chariot de « Any drink? Snacks? Hot food? ». Mon genou va mieux, merci de demander Jean-François-Claude.
Et là, c’est parti !!! Le coup d’oeil à la fenêtre qu’il ne fallait pas faire. Le nouvel élément rentre en jeu : l’EXCITATION !!! On arrive ! « Oh regarde, y’a plein d’eau ! » ; « Je suis pas sûr que ce soit de l’eau… ». En bas, la neige, plein de neige, trop de neige, oh merde, c’est de la neige bordel. C’est bon, là on est excité, tout compte fait. On est super impatient d’atterrir, on a l’air de deux gamins. C’est bon atterrissage réussi (tout en finesse selon Styven (alors qu’on avait pas encore atterri). On perd pas de temps, « Au revoir Manu », on sort. « Ouah ! ». C’est tout blanc, il fait supeeeer froid, et ça glisse. On est émerveillé par tous les éléments de ce nouvel environnement. Petite précision, il est 16h et il fait nuit. Il va bien falloir s’y habituer.
On récupère la valise, et on fait la queue pour acheter un billet de car pour Stockholm City, toujours entourés de Français plus débiles les uns que les autres. 50 SEK l’année simple, soit 5€, vive la France ! On met nos petits gants (deux chacun, un pour chaque main en fait), nos petits bonnets à ponpon qui n’ont pas l’air ridicules ici, c’est limite à la mode… La connerie des français ne diminue pas alors qu’on attend le car. Une française d’une quarantaine d’années marche d’un pas motivé vers le chauffeur de notre car et lui demande dans un Français impeccable et avec sourire bien amical « Alors donc c’est ce car qu’on doit prendre pour aller dans le centre, c’est ça ? ». Il fallait voir la gueule du chauffeur !
Nouvelle différence culturelle : Mamadou lui ne savait pas parler Anglais !
Le car a été une torture, pour deux raisons principales. Premièrement, le syndrome qu’on appellera le syndrome de « Quand est-ce qu’on arriiiiive ? ». On était beaucoup trop excités pour pouvoir supporter un voyage en car d’une heure et demie sur une quatre voies glacée. La deuxième raison est le fait que nous étions encore et toujours entourés de français, et donc encore plus impatients de sortir de car et de couper le cordon ombilical.
On nous dépose à la gare, autant vous dire qu’on a tout de suite changé nos petites chaussures de français rois de la classe pour des énormes moonboots (dites les “bottines”) affreuses mais molletonnées à la laine de moutons (deux moutons par boot). Après, la mission était de trouver l’hôtel ! On était à la fois perdus et heureux pour rien ! Petit détail technique : les petites roues de la valise dans la neige. Comme si on était pas assez fatigués par les efforts surdimensionnés que demande la marche dans la neige par -6°C ! Trouver la rue, facile. Mais après il faut marcher pendant 30 minutes pour atteindre le numéro 142. Triomphant sur une petite colline de neige : le Vanadis Hotel. Accueil pas super souriant mais bon on est tellement contents d’être arrivés qu’on s’en fout royal !
Après avoir déposé nos bagages, nous décidons de faire une petite visite de la capitale de la Scandinavie. Tout est fermé ! Il n’y a personne dans les rues. Bizarre pour un réveillon du nouvel an. On trouve le seul restaurant ouvert : Macdo. Etrangement il fait super froid au Macdo aussi, même température qu’à l’extérieur d’un Macdo français en fait. Petit bon point avec les pays scandinaves : ils parlent tous Anglais couramment. Cependant, ce n’est pas leur langue officielle. Du coup quand vous arrivez quelque part, disons le Macdo à tout hasard, on vous parle en Suédois « *%%$^”? » et vous répondez en Anglais « I’ll have a BigMac meal etc. ». Confusing, innit? Inutile de préciser que là aussi, nous étions suivis par des… Français !
On continue de visiter la ville fantôme. Les gens sont sympas, très sympas, TROP sympas ? Peut-être. On cherche une bouche de métro. On en voit une au loin, je me rappelle en avoir vu une quelques mètres avant, je fais quelques pas en arrière pour vérifier, un suédois me repère, la réaction est immédiate « Vous cherchez quelque chose ? Je peux vous aider ? ». En gros, pareil que les vendeurs que je cherche à fuir dans le magasins pour fringues.
C’est le 31 décembre merde ! Il doit bien y avoir quelque chose d’ouvert dans cette ville (qui est, je le rappelle encore une fois, une capitale). On ère d’une rue à l’autre pour trouver un bar, un pub, quelque chose quoi ! Certaines rues dans le centre sont limite déprimantes voire flippantes… Bon, bah en conclusion, il y a exactement 1 bar d’ouvert dans cette ville le 31 décembre. Petite soirée karaoké en Sudéois, rien de mieux pour s’imprégner de la culture musicale Scandinave. Un vrai régal. Tous nos potes y étaient : Ms Jack, JP, la pute bleue, l’anglaise (qui était en fait suédoise, habillée en frou frou et tutu, très marrante), le mec à mèche, le sosie de Jean-Luc Lemoine (cancéreux), el mexicano qui voulait se taper la grosse, San Francisco et Las Vegas, etc. On s’est bien marré.
Bon honnêtement, on a pas fini tard. On s’échappe du bar à la fermeture en croisant des Belges. Retour en métro, pour la modique somme de 4€ de l’heure (et deux stations). Un peu surexcités, et réchauffés par l’alcool dans le sang, il faisait tout de suite moins froid. Voilà la première journée qui s’achève. Et donc voilà c’est là que le problème arrive : j’étais épuisé, comme si j’avais couru un marathon pendant toute la journée. J’ai pas eu le courage d’écrire cet article.
Voilà, voilà pour notre première journée dans le grand froid. La suite très bientôt. Et surtout n’oubliez pas de jeter un coup d’oeil aux photos : http://www.facebook.com/album.php?aid=176006&id=604606154.



